POLITIQUE D'IMMIGRATION CHOISIE !!

Le vrait combat pour la regularisation viens de commencer !!

VIDEO :

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Réactions

Rédaction du Soir en ligne - mardi 09 octobre 2007, 13:22

Le premier accord de l’Orange bleue suscite des critiques. Sur les bancs de l’opposition mais aussi du côté des associations.

Le président du PS, Elio Di Rupo et la vice-première ministre sortante, Laurette Onkelinx, ont respectivement critiqué l’accord sur les ondes de Bel-RTL et de la RTBF-Radio. « C’est un soulagement. Enfin un point acquis. Après 110 jours, ils ont mis plus d’une semaine pour se mettre d’accord », a ironisé M. Di Rupo.

Au sujet de l’accord en lui-même, le président du PS s’est déclaré inquiet. « Je suis inquiet sur la manière dont on ouvre les frontières, je pensais qu’il fallait davantage aider les Belges sans travail en Wallonie et à Bruxelles et qu’on aurait dû donner une chance plus nette à ceux qui n’ont pas de travail et qui pourraient en trouver, notamment en Flandre qui a besoin de main-d’œuvre ».

« Plutôt que mettre à l’emploi nos chômeurs – et il faut mener une politique active de l’emploi – on va à la recherche des personnes à l’étranger, diminuant ainsi la pression sur les entreprises, notamment en matière de formation », a affirmé Laurette Onkelinx.

En matière de régularisation, elle estime que l’on ne va pas assez loin. « Nous avions dit une commission de régularisation, avec des magistrats, et sur base d’une loi claire. Il n’y a rien de tout cela ».

La députée de Groen ! Tinne Van der Straeten a critiqué l’accord scellé entre partenaires de la potentielle orange bleue en matière de politiques migratoires. La parlementaire écologiste s’en prend particulièrement au cartel CD&V/N-VA « Ce n’est pas un compromis. C’est se mettre à plat ventre », a estimé la députée.

Tinne Van der Straeten a rappelé qu’avant les élections le CD&V avait annoncé qu’il souhaitait des critères de régularisation dans la loi ainsi que la mise sur pied d’une instance ad hoc pour le traitement des dossiers. « Les personnes sans-papier ne sont pas des Flamands, car pour ce qui concerne les Flamands il n’est pas question de trouver des compromis », a dénoncé la députée.

« La seule manière réaliste de prendre le problème à bras-le-corps est d’écrire clairement ce qu’on souhaite dans la loi. L’accord de mardi va laisser la possibilité aux avocats d’épuiser tous les moyens possibles », a dit Tinne Van der Straeten qui s’attend à « une législature de grèves de la faim ».

Tinne Van der Straeten a ajouté que le groupe Ecolo-Groen ! redéposera une proposition de loi déposée par Ecolo, lors de la précédente législature, relative à la régularisation.

Immigration choisie

Le CRER (Coordination pour la régularisation et la libre circulation) estime que l’accord des négociateurs de l’orange bleue portant sur la politique de migration obéit au principe de l’immigration choisie, selon les propos tenus mardi par le porte-parole du CRER, Oscar Flores. Ce dernier a toutefois convenu que certains aspects de l’accord étaient positifs mais qu’il s’agissait de dispositions dont l’application n’interviendrait qu’en fin d’année 2008.

Concernant l’immigration économique, Oscar Flores estime que la position du futur gouvernement est fort similaire à celle adoptée en France ou aux Etats-Unis. « C’est une immigration choisie. On fait venir quelqu’un pour ses compétences et on s’en débarrasse ensuite », commente le porte-parole.

Pour ce qui est de la politique d’asile et les illégaux, le CRER estime qu’ici aussi, les catégories restent sélectives et les critères, très restreints. « Certaines personnes ne pourront jamais rentrer dans ces critères », indique Oscar Flores. « De plus, il reste des choses à expliquer. L’accord évoque un critère de ’situation exceptionnelle’. Ce terme n’est vraiment pas clair », poursuit-il.

Quant à la situation d’enfants en centres fermés, même si une humanisation de leurs conditions se profile à l’horizon, « ils resteront tout de même enfermés. Ce n’est pas une politique. Le ministre Dewael et le précédent gouvernement étaient déjà en train d’élaborer ce type de processus », ajoute le porte-parole.

La LDH insatisfaite par l’accord sur l’immigration

Avec cet accord, « on va passer à côté de la question des sans-papiers et de la régularisation », estime Pierre-Arnaud Perrouty, spécialiste immigration de la Ligue des Droits de l’homme (LDH).

« Les critères de longue procédure qui étaient déjà d’application sont maintenus. De plus, la mainmise du politique sur ce thème reste importante », poursuit-il.

Concernant les demandeurs d’asile, Mr Perrouty s’est interrogé sur ’l’accueil spécifique’ prévu dans l’accord pour les familles avec enfants.

« Qu’entendent-ils par accueil spécifique ? On ne peut pas tourner continuellement autour du pot. Soit ces familles sont dans des centres fermés, soit elles sont dans des endroits où elles disposeraient d’une liberté de circulation », ajoute-t-il.

Quant à l’immigration économique évoquée dans l’accord, le membre de la LDH estime qu’il s’agit d’une vision utilitariste, « calquée sur les besoins des employeurs ».