LE PANIER D'OSCAR

24 novembre 2007

Vive altercation entre le président vénézuélien Hugo Chavez et le roi d’Espagne

Les images de l’incident entre Chavez, président vénézuélien, et Juan Carlos, roi d'Espagne, ont fait le tour du monde. Chavez est-il ce président impulsif présenté par les médias ?

Auteur Pol De Vos

morales_chavez

Le 10 novembre, durant la session plénière du 17e Sommet ibéro américain à Santiago de Chili, un affrontement sans précédent a eu lieu entre le président vénézuélien  Hugo Chávez, le Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, le président nicaraguayen Daniel Ortega et le roi d’Espagne Juan Carlos Ier.

« Pourquoi tu ne la fermes pas ? », a lancé le roi espagnol au président vénézuélien. Dans toute la presse européenne, l’incident a été présenté comme le fait d’un président vénézuélien impulsif, qui s’est attaqué à tout le monde, aussi bien à Aznar, qu’au pape, qu’aux Etats-Unis ou à l’Union européenne. Or, les longs échanges du sommet de Santiago n’ont rien à voir avec le collage superficiel montré à nos télévisions.

Avant l’incident, le Président argentin Nestor Kirchner a critiqué le comportement des multinationales espagnoles en Argentine. À la fin de la conférence José Luis Zapatero, Premier ministre espagnol, s’est fait le chantre du social-libéralisme, condamnant toutes les autres visions du Monde comme « totalitaires ». Puis, il mit en garde les pays latino-américains « qu’un pays ne pourra jamais avancer s’il cherche dans des facteurs extérieurs des justifications quant à ce qui empêche son développement. »

Eux, ils sont baisés

C'est à ce discours arrogant que Chavez a répondu. Il a expliqué comment Aznar, le prédécesseur de Zapatero, avait donné des instructions à l'ambassade espagnole à Caracas en 2002 pour appuyer le coup d'Etat au Venezuela, de connivence avec Washington. Il ajouta l'anecdote suivante : « En 2000, j’ai reçu José Maria Aznar. Il m’a dit que le Venezuela pouvait devenir un pays développé s’il rejoignait son club de pays. Mais pour ça, il fallait que j’abandonne mes relations avec Cuba. Je lui ai demandé qu’est-ce qu’ils comptaient faire pour Haïti, pour les pays d’Amérique Centrale. Et ce monsieur m’a répondu, je m’excuse des mots que je vais prononcer, ‘Eux, ils sont baisés !’. Eh bien, au Venezuela nous avons une autre idée de l’humanité. Aznar est un fasciste. »

Immédiatement, Zapatero s’est solidarisé avec son prédécesseur, en invoquant le respect des idées d’autrui.

Chavez essaya de répondre, mais sa très grande altesse, Juan Carlos de Bourbon, le fustigea d’une réplique digne d’un absolutiste : « Pourquoi tu ne la fermes pas ? »

Puis, Ortega, président du Nicaragua, prit la parole pour reprendre à son compte la critique des propos de Zapatero. Il critiqua fortement l’entreprise espagnole d’électricité Unión Fenosa, l’accusant même d’être une structure maffieuse. C’en est trop pour sa majesté don Juan Carlos de Bourbon. Il quitta la réunion et n’assista pas à la clôture officielle de l’événement.

Chavez est vu ici comme un héros. À la sortie du sommet, les présidents Correa (Equateur), Morales (Bolivie), Ortega (Nicaragua), Chavez (Venezuela) et le vice-président cubain Carlos Lage se sont rendus à une concentration de 50 000 personnes en soutien à leur vision. Romain Migus, un analyste, commente dans la revue Bellaciao : « Le lieu de la concentration était hautement symbolique : le Stade National du Chili, ce même stade où les « facteurs externes sans importance » de Zapatero avaient fait taire dans le sang l’espérance démocratique du Peuple chilien. »

Posté par oscarflores à 13:36 - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 novembre 2007

Plumage !

ELECTRABEL BELGIQUE

Un petit clip GREENPEACE à voir de toute urgence …
pour le bien de tous !


http://www.eletrobel.be/

Posté par oscarflores à 09:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 novembre 2007

Angelica

ANGELICA... Ils vont recommencer !?

Temoinage du jour de l'expulsion d'Angelica et sa maman

Une journée à Zaventem pour arrêter une expulsion

Pour moi le lundi a commencé à 8h et sur mon gsm il y avait déjà deux messages. En gros des journalistes me demandent de l’info sur le transfert d’Ana et Angelica à l’aéroport, lequel s’est effectué vers 7h30.

Vers 9h30 j’envoie un message SMS à mes amis et contacts pour demander si quelqu’un sait quelque chose ou a des nouvelles sur l’expulsion, je reçois plusieurs confirmations du transfert vers l’aéroport et l’appel d’un ami qui travaille au parlement Européen.
Celui-ci me dit rapidement qu’il est à Paris en route pour Caracas mais m’explique que, lors d’un entretien téléphonique avec les proches de la première dame de l’Equateur, il a entendu que la mère et la fille ont été violentées, que des coups leur ont été portés. Il parle du sang à cause des menottes et des médicament qu’on voudrait leur faire prendre…

Ma première réaction était de prévenir les membres de mon groupe (CRER), ensuite l’avocat de la fillette et un des porte-parole de l’udep, lequel n’a pas répondu, j’ai laisse un message lui expliquant la situation et lui demandant de me rappeler ; ensuite aux parlementaires fédéraux Ecolo, CDH et PS à qui je demande de voir comment faire pour vérifier les infos.

Mon ami du P.E. m’avait conseillé d’entrer en contact avec les proches de la première dame de l’Equateur pour suivre la situation. Quelques minutes plus tard je reçois leur appel téléphonique. Ils me disent qu’ils voudraient aller à Zaventem voir Angelica et sa maman, ils pensent arriver aux alentours de 11h, je demande si on peut alerter la presse et on me répond que si ça peut aider Angelica, alors je dois le faire.

Une fois l’appel terminé j’envoie un SMS à mes contacts presse pour les informer et je continue à travailler. J’essaye de travailler mais dans mon esprit des milliers de questions commencent à surgir : pourquoi aurait-on frappé la mère et la fille ? Qui va vérifier cette information ? Anne Malerbe va arriver à Zaventem et qui va faire le relais avec les autres en cas de réaction rapide ?

Un rassemblement était prévu à l’aéroport à 16h30 et je n’avais pas l’intention de partir avant, j’ai beaucoup de travail en retard et mes clients comprennent mon engagement avec les sans papiers mais ils veulent que le travail soit fini à temps. Je n’arrive pourtant plus à me concentrer et je décide de partir vers l’aéroport de Zaventem pour voir ce que je peux faire.

Vers 11h je monte l’escalator et j’arrive au Hall de départ de l’aéroport. Juste quelques mètres plus loin je vois des membres de la famille de Angelica. Plusieurs femmes sont en pleurs, l’une d’entre elles commence à crier très fort le nom d’Angelica et demande qu’elle soit libérée. Quelques journalistes sont en train de filmer leur désespoir…

Quelques minutes plus tard Clotilde Nyssens, Anne Delvaux et une conseillère juridique arrivent dans le groupe, j’apprends que cette première délégation des parlementaires fédéraux CDH a essayé d’entrer dans la zone de transit de l’aéroport afin de voir Angelica et sa maman mais sans pouvoir passer. Sur leurs visages on peut noter la colère et l’impuissance de ne pas pouvoir utiliser leur mandat fédéral devant quelques policiers burocrates de Zaventem.
Je téléphone aux proches de la présidente Equatorienne pour demander s’ils pensent encore venir, l’heure prévue est déjà dépassée, on me dit que suite à des contacts internes ils doivent annuler pour éviter de créer un incident diplomatique. Je leur explique que la situation à l’aéroport est très difficile et qu’un coup de main serait le bienvenu ! Ils vont voir avec l’ambassadeur…
Nous restons là et des passants qui ont vécu cette situation d’expulsion ou alors qui sont au courant de l’affaire d’Angelica s’arrêtent pour consoler la famille d’Angelica ; les parlementaires fédéraux font des déclarations à la presse présente sur place et moi je reçois un appel téléphonique...

On me dit que vers 12h30 une nouvelle délégation arrivera sur place, elle sera composée de l’avocat de la famille, d’un médecin qui vient pour constater les éventuelles médications sur la mère et sa fille, d’un responsable de la LDH et une parlementaire Ecolo. On me demande d’attendre la délégation qui est en train de faire son possible pour obtenir les autorisations avec l’Office des étrangers.
Les membres de la famille d’Angelica ne sont plus avec nous, ils sont allés déposer une lettre au Roi je crois, mais la nouvelle délégation arrive, d’autres journalistes sont venus nous rejoindre. Le petit groupe du matin a grandi ; il est à présent composé d’une bonne quinzaine des personnes ! Alors tous ensemble nous nous rendons au commissariat de police de l’aéroport avec la ferme intention de voir les filles.
Au fond d’un long couloir dans des constructions provisoires il y a une porte, c’est celle de la police fédérale de l’aéroport ; on sonne. L’ouverture automatique permet à l’avocat et au médecin d’entrer, derrière eux je tiens la porte pour éviter qu’elle ne se referme et des journalistes filment la situation. Un policier nous répond qu’il est interdit de filmer et demande qu’on arrête, ensuite il nous informe qu’il est impossible de voir les filles et qu’une autorisation (dont l’obtention prend 3 à 4 jours !!!) est nécessaire, il nous demande de sortir et ferme la porte.
A cet instant commence un long combat pour convaincre l’office des étrangers et la police fédérale de nous donner la fameuse autorisation ; ce travail prendra plusieurs heures avant de permettre à l’avocate et au médecin d’entrer voir Angelica.

Pendant ce temps les minutes s’écoulent lentement, nous sommes restés à l’extérieur dans un couloir de l’aéroport, la tension permanente et le stress se relâchent un peu ; on s’assoit par terre, d’autres journalistes et des hommes politiques arrivent, certains n’ont pas mangé depuis le matin mais on n’a pas faim, on veut juste voir l’avocat et le médecin sortir pour savoir ce qu’il s’est passé et si les filles sont en bonne santé.
Vers 15h30 mon téléphone sonne, le médecin me dit qu’elle s’apprête à sortir mais que l’avocate est retenue, qu’on vienne l’attendre de l’autre côté de l’aéroport, côté débarquement.
Tout le monde se lève, Carine Russo nous rejoint avec d’autres responsables politiques de son parti, en prend un chemin différent pour aller rejoindre le médecin, on marche vite, presque au pas de course, les journalistes courent à nos côtés, l’un d’eux trébuche et manque de tomber à côté de moi… Tout le monde est inquiet et personne ne comprend pourquoi l’avocat a été retenu.

Nous arrivons enfin chez le médecin, la presse la prend d’assaut, elle déclare que par le secret médical elle ne peut dévoiler les informations, elle confie le rapport médical à la responsable de la Ligue de Droits de l’Homme présente sur place, j’attrape le médecin par le bras et l’emmène hors de portée des caméras. Son rapport est accablant, elle explique les différents coups constatés sur le corps de la mère mais aussi chez Angelica, la petite fille de 11 ans.
Un demi heure plus tard l’avocate est relâchée et son témoignage sera encore plus édifiant, car devant les caméras elle va expliquer en détail comment les agents de l’Office des étrangers ont appliqué sur la mère des techniques d’expulsion très violentes, les mêmes que celles utilisées contre Dialo Hawa et son fils, contre Amal la femme marocaine enceinte, contre la famille Tahiri toujours enfermée dans le centre de Merksplass et contre Semira Adamu, provoquant sa mort il y a quelques années. La tension est très forte.

Le rendez vous de 16h30 pour arrêter l’expulsion est arrivé, et nous devons accueillir et expliquer à tous les gens qui viendront au rassemblement ce qui est arrivé à Angelica et sa mère.

En attendant les avocats ont introduit une requête en extrême urgence pour libérer la mère et la fille, suite au constat des coups et blessures, ils venaient de prouver des traitement inhumains et dégradants, arguments plus que nécessaires pour justifier leur libération, malheureusement le temps est contre nous car dans moins de deux heures le vol doit les emmener.

Vers 17h20 le hall de l’aéroport de Zaventem est bondé, plus de 250 personnes sont arrivées au rassemblement et pendant que certains parlent avec les passagers de l’avion pour leur demander de s’opposer à l’expulsion il est décidé d’expliquer aux manifestants les détails de la journée.
Je prends la parole pour présenter la situation. Jean Marc Nollet, arrivé quelque heures avant et témoin des derniers événements, prend le crachoir et s’indigne sur les coups et blessures infligés à la petite fille et sa mère. Plusieurs personnes vont se relayer mais subitement l’avocate, très énervée s’approche pour parler, je lui tend le micro et elle nous explique qu’un juge vient d’ordonner la libération d’Angelica et sa mère mais que l’Office des étrangers profite de la situation pour emmener les filles en camionnette vers la Hollande, et les expulser à partir de ce pays. La voix de l’avocate change de ton et je vois les premières larmes couler le long de son visage, elle s’éloigne de la foule pour pleurer son indignation.

On demande à toutes les personnes présentes d’intervenir rapidement, d’utiliser tous les moyens et contacts pour empêcher que l’office n’arrive à leur faire passer la frontière. Cette fois c’est le ministère de l’intérieur qui doit respecter la loi et libérer les filles.
La foule compacte et silencieuse s’agite alors bruyamment, chacun cherchant une solution, qui téléphonant, qui proposant d’aller chercher une voiture, …

Je reçois alors un nouveau coup de fil, les proches de Anne Malherbe me demandent de confirmer la libération. Je confirme mais les informe du revirement de situation et leur demande un appui afin de stopper la camionnette.
Après environ une heure, nous sommes informés par l’avocate du retour de la camionnette vers Bruxelles.

Vers 21h la fillette et sa mère, enfin libérées, rentrent chez elles.

Comme elles, libéré et soulagé par ce dénouement positif, moi aussi je rentre chez moi…

Oscar Flores

Posté par oscarflores à 13:48 - Commentaires [2] - Permalien [#]

01 novembre 2007

Un militant du Secours Rouge condamné!

Un militant du Secours Rouge condamné!

Un militant du Secours Rouge condamné à un an d’emprisonnement avec sursis pour un bombage de solidarité avec les dockers emprisonnés.

Début 2006, les dockers et les travailleurs de toute l'Europe se mobilisent contre une directive européenne qui autorise leur remplacement par les marins embarqués, sous-payés et doublement exploités, pour les travaux de charge et décharge dans les ports. Cette directive visait uniquement à augmenter encore les profits des grands armateurs, sans même fournir un bénéfice quelconque pour les travailleurs embarqués de pays non-européens, avec lesquels les dockers déclarent d'ailleurs leur solidarité.

Dix milles dockers étaient venus à Strasbourg de tous les ports de l'Europe pour protester, le 16 janviers 2006, contre cette directive. Ils avaient dispersés les policiers français et démolis la façade vitrée du parlement européen. Treize dockers dont neufs belges seront alors arrêtés.

Un Comité pour la défense des dockers est rapidement été mis sur pied à Bruxelles. La campagne de solidarité commence par plusieurs distributions de tracts. Elle se poursuit, le 6 février, par une soirée de soutien et, le 9 février, par un rassemblement devant la résidence de l’ambassadeur de France.

Le Secours rouge/APAPC était parmi les forces fondatrices de ce Comité. Le 21 janvier, la police de Bruxelles arrêtait notre camarade Thierry Delforge (alias « le professeur »). Elle l’a accusé d’avoir participé au bombage du mur d’un entrepôt de la ville de Bruxelles, et a trouvé dans le coffre de sa voiture deux machettes (en français des "sabres d'abattis"), arme réputée prohibée qui se trouvaient dans sa voiture. Il s'agit évidemment des outils dont il se sert sur sa parcelle de Heer-Agimont. Cet été, au tribunal de première instance de Bruxelles, cela est devenu « destruction partielle » du mur et « transport d’armes prohibées ». Thierry vient d'apprendre que le tribunal l'a condamné (en son absence) à un an d’emprisonnement auquel il sera sursis pendant cinq ans.

Thierry a fait opposition à ce jugement. Thierry est un militant politique et syndical bien connu. Membre actif du Secours Rouge depuis de nombreuses années, il est présent sur tous les fronts de la solidarité, de l’aide aux sans-papiers à la campagne pour l’acquittement des militants et sympathisants du DHKC poursuivis en Belgique.

Dossier complet sur le site du Secours Rouge/APAPC : www.secoursrouge.org

Posté par oscarflores à 15:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 octobre 2007

POLITIQUE D'IMMIGRATION CHOISIE !!

Le vrait combat pour la regularisation viens de commencer !!

VIDEO :

- http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/1319/166/

-http://video.belga.be/belgavideo2/player.htm;jsessionid=0EF7DB81CE8D3909FB291A0D9BB1E955?fileName=pxy_19602249_14927364360K_Stream.wmv&agency=LESOIR&page=1

Réactions

Rédaction du Soir en ligne - mardi 09 octobre 2007, 13:22

Le premier accord de l’Orange bleue suscite des critiques. Sur les bancs de l’opposition mais aussi du côté des associations.

Le président du PS, Elio Di Rupo et la vice-première ministre sortante, Laurette Onkelinx, ont respectivement critiqué l’accord sur les ondes de Bel-RTL et de la RTBF-Radio. « C’est un soulagement. Enfin un point acquis. Après 110 jours, ils ont mis plus d’une semaine pour se mettre d’accord », a ironisé M. Di Rupo.

Au sujet de l’accord en lui-même, le président du PS s’est déclaré inquiet. « Je suis inquiet sur la manière dont on ouvre les frontières, je pensais qu’il fallait davantage aider les Belges sans travail en Wallonie et à Bruxelles et qu’on aurait dû donner une chance plus nette à ceux qui n’ont pas de travail et qui pourraient en trouver, notamment en Flandre qui a besoin de main-d’œuvre ».

« Plutôt que mettre à l’emploi nos chômeurs – et il faut mener une politique active de l’emploi – on va à la recherche des personnes à l’étranger, diminuant ainsi la pression sur les entreprises, notamment en matière de formation », a affirmé Laurette Onkelinx.

En matière de régularisation, elle estime que l’on ne va pas assez loin. « Nous avions dit une commission de régularisation, avec des magistrats, et sur base d’une loi claire. Il n’y a rien de tout cela ».

La députée de Groen ! Tinne Van der Straeten a critiqué l’accord scellé entre partenaires de la potentielle orange bleue en matière de politiques migratoires. La parlementaire écologiste s’en prend particulièrement au cartel CD&V/N-VA « Ce n’est pas un compromis. C’est se mettre à plat ventre », a estimé la députée.

Tinne Van der Straeten a rappelé qu’avant les élections le CD&V avait annoncé qu’il souhaitait des critères de régularisation dans la loi ainsi que la mise sur pied d’une instance ad hoc pour le traitement des dossiers. « Les personnes sans-papier ne sont pas des Flamands, car pour ce qui concerne les Flamands il n’est pas question de trouver des compromis », a dénoncé la députée.

« La seule manière réaliste de prendre le problème à bras-le-corps est d’écrire clairement ce qu’on souhaite dans la loi. L’accord de mardi va laisser la possibilité aux avocats d’épuiser tous les moyens possibles », a dit Tinne Van der Straeten qui s’attend à « une législature de grèves de la faim ».

Tinne Van der Straeten a ajouté que le groupe Ecolo-Groen ! redéposera une proposition de loi déposée par Ecolo, lors de la précédente législature, relative à la régularisation.

Immigration choisie

Le CRER (Coordination pour la régularisation et la libre circulation) estime que l’accord des négociateurs de l’orange bleue portant sur la politique de migration obéit au principe de l’immigration choisie, selon les propos tenus mardi par le porte-parole du CRER, Oscar Flores. Ce dernier a toutefois convenu que certains aspects de l’accord étaient positifs mais qu’il s’agissait de dispositions dont l’application n’interviendrait qu’en fin d’année 2008.

Concernant l’immigration économique, Oscar Flores estime que la position du futur gouvernement est fort similaire à celle adoptée en France ou aux Etats-Unis. « C’est une immigration choisie. On fait venir quelqu’un pour ses compétences et on s’en débarrasse ensuite », commente le porte-parole.

Pour ce qui est de la politique d’asile et les illégaux, le CRER estime qu’ici aussi, les catégories restent sélectives et les critères, très restreints. « Certaines personnes ne pourront jamais rentrer dans ces critères », indique Oscar Flores. « De plus, il reste des choses à expliquer. L’accord évoque un critère de ’situation exceptionnelle’. Ce terme n’est vraiment pas clair », poursuit-il.

Quant à la situation d’enfants en centres fermés, même si une humanisation de leurs conditions se profile à l’horizon, « ils resteront tout de même enfermés. Ce n’est pas une politique. Le ministre Dewael et le précédent gouvernement étaient déjà en train d’élaborer ce type de processus », ajoute le porte-parole.

La LDH insatisfaite par l’accord sur l’immigration

Avec cet accord, « on va passer à côté de la question des sans-papiers et de la régularisation », estime Pierre-Arnaud Perrouty, spécialiste immigration de la Ligue des Droits de l’homme (LDH).

« Les critères de longue procédure qui étaient déjà d’application sont maintenus. De plus, la mainmise du politique sur ce thème reste importante », poursuit-il.

Concernant les demandeurs d’asile, Mr Perrouty s’est interrogé sur ’l’accueil spécifique’ prévu dans l’accord pour les familles avec enfants.

« Qu’entendent-ils par accueil spécifique ? On ne peut pas tourner continuellement autour du pot. Soit ces familles sont dans des centres fermés, soit elles sont dans des endroits où elles disposeraient d’une liberté de circulation », ajoute-t-il.

Quant à l’immigration économique évoquée dans l’accord, le membre de la LDH estime qu’il s’agit d’une vision utilitariste, « calquée sur les besoins des employeurs ».

Posté par oscarflores à 13:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 septembre 2007

Pourquoi n’est-ce pas le bon moment ?

Ce texte je l'ai ecrit, en particulier pour les membres et soutiens de l'Assemblée des voisins, les bureaux de l'Udep, les associations telles que le Cire, Mrax, Ldh. les avocats qui défendent les sans papiers et les partis politiques ; PS, Ecolo et CDH, juste pour vous faire partager ma vision des choses et peut-être nous retrouver ensemble dans les nouveaux combats .

Depuis que la Crer et le Cspl (Collectif des sans papiers en lutte) ont initié les actions pour ouvrir le retour de vacances et faire pression sur les partis politiques en négociation d’un nouveau gouvernement j'entend dire que ce n’est pas le bon moment !

Avec ce texte je voudrais réagir à ces reflexions et les raisons de fond qui font penser  à certaines personnes qu’il existe des moments pour lutter et des moments pour se taire.

Le premier argument est de dire que, « tant qu’il n y a pas de nouveau gouvernement ça ne sert à rien de bouger ».

Cette manière de conditionner les réactions d’un mouvement à l’agenda politique d’un gouvernement me paraît une grave erreur et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord le mouvement pour la régularisation se veut autonome et indépendant, sans influence extérieure. Il s’agit d’un espace de rassemblement pour toutes les personnes et associations désireuses de se battre pour les droits des sans papiers. Dire donc qu’il faut attendre sagement que les responsables politiques trouvent des solutions aux conséquences inhumaines de leur propre politique d’immigration est une idée contradictoire et dangereuse, tant pour l’indépendance du mouvement que pour la crédibilité de son discours et la légitimité de ses actions.

La deuxième fausse idée serait de dire que s’il n y a pas de gouvernement, alors il faut attendre que les partis se mettent d’accord pour en créer un nouveau.

Cette idée découle de la première, toujours sur la base d’un lobby conditionné aux résultats des négociations entre les « responsables » politiques. Pour les personnes qui suivent les négociations, il apparaît clairement dans les notes de Yves Leterme, prochain premier ministre, qu’il n’existe pas de solution de fond pour les sans papiers vivants en Belgique, en tout cas pas une campagne de régularisation générale comme celle de 2000.

Au niveau des partis politiques qui ont gagné les élections, les positions sur l’immigration et une possible régularisation sont claires, seul le Cdh est d’accord pour trouver une solution mais ce parti se retrouve isolé, minoritaire et sans la force nécessaire pour négocier.

En ce qui concerne l’idée de dire qu’il n y a pas de gouvernement, cette idée est complètement fausse !!

Non seulement il y a un gouvernement en négociation, sur lequel on peut, encore, faire pression pour changer les décisions qui seront prises ; mais il y a aussi l’ancien gouvernement, lequel continue à travailler tant que le nouveau ne sera pas constitué. L’ancienne législation est toujours l’autorité compétente si une décision doit être prise, et dans ces décisions, le Parti Socialiste, qui sera dans l’opposition pour la prochaine législature, a toujours le pouvoir de prendre des décisions et d’influencer celles des autres ministres et du gouvernement.

En fait, il y a deux gouvernements pour le prix d’un (vote) !!

Le PS est d’accord pour une régularisation des sans papiers. Il a signé le moratoire que la Crer lui avait proposé pour arrêter les expulsions. L’un de ses membres les plus actifs, Jean Demannez (bourgmestre de St. Josse), n’a pas seulement accordé un espace pour que les sans papiers du Cspl puissent s’exprimer, mais il a, également, déclaré que la commune de St. Josse à Bruxelles se mette en « désobéissance civile » en ce qui concerne les familles sans papiers de sa commune. En d’autres mots les autorités communales de St. Josse ne vont plus collaborer avec l’Office des Etrangers dans l’expulsion de ces familles sans papiers.

Ceci, et d’autres avancées ont été obtenus par notre mobilisation, résultats d’une réflexion sur la simple nécessité de réagir aujourd’hui, quand les choses se passent et pas demain, quand il est trop tard.

Se laisser influencer par l’idée qu’il n y a pas de gouvernement et qu’il faut attendre est complètement faux. Cet argument ne fait qu’immobiliser les militants et calmer la réaction sociale. Les preuves les plus convaincantes pour dire que rien n’a changé en politique d’immigration depuis le 10 juin sont les rafles, les expulsions, les violences lors des expulsions, les enfants dans les centres fermés et même la régularisation de certains dossiers sont toujours en fonction et plus efficaces que jamais.

Le directeur de l’Office des étrangers est toujours Freddy Rossemont, il n’est plus en vacances et est dans une forme olympique ; son chef, le ministre de l’intérieur, est toujours Patrick Dewael du Vld, parti qui n’a pas remporté une place confortable dans les dernières élections ; et la machine à créer des sans papiers, « l’Office des étrangers », est toujours opérationnelle et avec son effectif au complet !!

Ces gens sont chaque jour à l’heure au boulot, par contre dans le mouvement pour la régularisation des sans papiers il existe une tendance avec des gens qui croient que les choses ont changé et qui pensent qu’il existe un moment pour lutter et un autre pour attendre.

Mais attendre quoi ??

Quand nous avons occupé l’église St. Boniface, ce n’était soi-disant pas non plus le bon moment ; qu’il fallait attendre les élections de 2007, parce que dans l’agenda d’alors il n y avait pas la régularisation des sans papiers. Aujourd’hui, après les élections et sachant qu’il n’ y aura pas de régularisation on continue cependant à nous dire que ce n’est pas le bon moment ??

Des associations ont dit aux sans papiers qu’il ne fallait pas manifester avant les élections du 10 juin pour ne pas fournir d’arguments à l’extrême droite flamande, et qu’après il fallait mettre le paquet. Mais à part une manifestation organisée le 17 juin à Bruxelles rien d’autre n’a été organisé et les partis extrémistes et nationalistes flamands ne se sont jamais aussi bien portés, ils ont même gagné les élections !!

Cet été, après l’affaire de la petite Angelica et sa maman les sans papiers Equatoriens ont été priés de ne pas faire de bruit car l’Office des étrangers était fâché sur eux et qu’ils allaient tous être expulsés s’ils continuaient à manifester. Les sans papiers équatoriens, de peur, se sont cachés à nouveau et l’Office des étrangers les expulse quand même !!! sans aucun problème.

Aujourd’hui, poussés par le désespoir et l’angoisse de l’augmentation des politiques répressives à leur sujet, des sans papiers ont déclenché une action de grève de la faim a la rue George de Lombaerde 55 Evere. Ceci pour continuer à se battre, faire pression sur le gouvernement et demander leur régularisation.

Soyons unis avec les sans papiers, parce que aujourd hui, plus que jamais, c'est le bon moment !!!

Oscar Flores

Septembre 2007

Posté par oscarflores à 15:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 août 2007

Analise de la politique d'immigration belge

Les papiers pour qui ? pour quand ? et comment ?

Aout 2007

La lutte pour la régularisation des sans papiers n’a jamais été aussi décisive qu’aujourd’hui. Un nouveau gouvernement se prépare et, sur la table des négociations, il y a le point « régularisation ». Pourtant les questions restent toujours les mêmes : pour qui? pour quand? comment?
Ces questions devraient trouver une réponse autour du mois de septembre ou octobre, à la fin des négociations. Mais nous pouvons déjà avoir une idée sur ce que le prochain gouvernement fera pour régler les problèmes des sans papiers.

Tout d’abord, pour comprendre l’avenir nous pouvons nous faire une première idée en regardant le passé. Et si nous voulons regarder en arrière, il faut revoir les avancées de l’ancienne législature en matière de politique d’immigration. D’après ces faits nous devrions mieux appréhender ce qui va se passer après septembre.

Voici un petit bilan.

3 éléments, lourds de significations, ont marqué les 2 législatures précédentes.
Ce fut d’abord la mort de Semira Adamu, puis l’opération « One Shot » de régularisation de 1999/2000 et enfin la réforme de la procédure d’asile.

Par rapport au crime odieux de Semira Adamu nous aurions pu croire que les responsables ayant provoqué la mort de cette jeune fille seraient mis en prison et que la justice serait impartiale.
Le tribunal a considéré que la mort était avant tout un « accident » et l’un des avocats des policiers a trouvé une réplique pour illustrer la situation et banaliser les faits;
« Etre condamné pour coups et blessures involontaires, cela vous fait passer dans la catégorie des accidents de la route. »

Depuis la mort de Semira Adamu et selon nos informations, plus d’une douzaine de demandeurs d’asile et sans papiers sont morts ou ont failli mourir dans des circonstances désespérées et douteuses.
Rien que pour le dernier trimestre, 3 demandeurs d’asile sont morts dans les centres ouverts « FEDASIL » de Florenne et Yvoir.

Suite à l’affaire de Semira Adamu le gouvernement a créé la commission Vermersch, du nom d’un professeur d’université. Le gouvernement lui a demandé d’enquêter pour éviter de nouveaux « accidents ». D’après les rapports, nous pouvons considérer que cette commission n’a rien fait d’autre que de donner un cadre légal a des techniques d’expulsions déjà pratiquées et avec le risque de tuer des personnes.

Entre autres choses, les rapports Vermersch 1 et 2 démontrent comment on peut expulser une personne « humainement » et ils décrivent les méthodes à utiliser par les policiers chargés de l’expulsion.
Dans notre travail, nous connaissons très bien cette matière, grâce aux multiples témoignages reçus; le « saucissonnage » où l’on vous attache de la tête au pieds, le traitement « spécial » au cachot pendant la nuit qui précède l’expulsion avec les lumières allumés et les interventions répétées des gardiens pour vous maintenir éveillé, la prise en otage des enfants pour vous imposer un chantage et vous obliger a monter dans l’avion, les coups et agressions physiques pendant les transferts, les insultes racistes et les menaces des mort pour vous mater psychologiquement.
Le rapport Vermersch considère même que dans le cas d’une personne malade et hospitalisée on peut arriver à vous faire monter dans un avion avec la civière et le baxter au bras !!

Pour ce qui est d’améliorer les choses, le rapport Vermersch a réussi, mais dans le seul intérêt des responsables politiques. Histoire de les couvrir au cas où ils auraient des nouveaux « accidents ». Le rapport n’a par contre rien amélioré pour les personnes à expulser.

Une autre avancée considérable du gouvernement sortant en matière d’immigration fut la réforme de la procédure d’asile. Cette reforme annoncée en 2000, votée en 2006 et appliquée en 2007 n’a pas eu l’effet recherché.
L’idée était d’accélérer les réponses aux demandes d’asile et aux candidats à la régularisation pour éviter de créer à nouveau des situations inhumaines où des milliers des personnes sont bloquées dans leur situation administrative (Conseil d’Etat ou Commission Permanente,…) avec les conséquences logiques en fin de procédure : la production de sans papiers par milliers!

L’opération de régularisation « ONE SHOT » (Une fois et puis plus rien !) a donc été réalisée dans ce sens, afin de désengorger l’administration et de donner un semblant de réponse au mouvement de l’époque. Alors les portes des administrations communales se sont ouvertes pendant 3 semaines et puis elle se sont fermées. La plupart de ceux et celles qui ont eu la chance d’avoir les informations, de réagir a temps et de profiter de cette situation ont réussi à obtenir quelque chose. Pour les autres, la grande majorité, il n’y a pas eu de solution et il n’y en a toujours pas.
L’arriéré crée par la durée de procédure avant 2000 additionné avec l’arriéré accumulé entre la régularisation et 2007 n’ont pas seulement créé des milliers d’autres sans papiers mais ils ont démontré également que la solution trouvée n’a pas reçu le soutien ni la volonté politique nécessaire pour être mise en œuvre. Ça n’a pas fonctionné !

En politique d’immigration les anciens gouvernements nous ont laissé comme héritage les centres fermés, des prisons pour étrangers « Illégaux ». Depuis la création de ces prisons, une grand partie de la population a demandé qu’ils soient supprimés. Mais rien à faire, les partis politiques au pouvoir continuent leurs constructions. En Belgique, il existe 6 centres fermés pour étrangers et le gouvernement sortant a donné son avis favorable pour continuer leur amélioration.
Mais les progrès en cette matière sont édifiants sur la vision de la législature sortante pour la société de demain.

Alors que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné a plusieurs reprises le législateur belge pour « traitements inhumains et dégradants » dans les centres fermés et lors des expulsions, les politiciens ont fait la sourde oreille. Par contre, pour d’autres initiatives, les ministres sont remarquables. Comme, par exemple, la vidéo que les services de l’Intérieur ont filmé dans le centre fermé 127bis pour aller la montrer en Afrique aux gens susceptibles de vouloir venir en Belgique. En quelque sorte, le message à comprendre est : « Voilà ce qui vous attend si vous essayez de venir chez nous. »

Au niveau de l’emprisonnement des enfants dans les centres fermés, la situation tombe dans une absurdité des plus barbares.
Aucune loi nationale ni internationale ne devrait justifier des traitements inhumains et dégradants aux enfants. Pourtant, pour les politiciens belges et pour l’Office des Etrangers il existe des enfants avec qui on peut s’amuser dans les centres fermés. Il faut croire que cette catégorie d’êtres humains n’a aucune valeur devant la loi et qu’il est permis de faire tout et n’importe quoi avec eux.
Doit-on vous rappeler que « traitement inhumains et dégradants » en d’autres mots cela veut dire TORTURE ?
Mais encore une fois, ce n’est pas assez dur pour vous empêcher de continuer.

Depuis seulement 2 ans, le nombre de familles avec enfants mineurs d’âge arrêtés et mis en centres fermés a « QUINTUPLES », et le gouvernement ouvre de nouvelles places pour les emprisonner. Pour ces choses-là, on utilise des moyens considérables tant au niveau financier que logistique.
On emploi le célèbre centre fermé 127bis à Stennokkerzeel près de Zaventem. Là où les sans papiers arrêtés voient décoller les avions à quelques mètres de leur cellule. Il y a aussi le centre fermé de Merksplas près d’Anvers, quartier générale de l’extrême droite Flamande, et le gouvernement voudrait depuis longtemps utiliser le très médiatique centre fermé de Vottem a Liège.
On parle aussi d’en créer un nouveau qui serait utilisé uniquement pour les familles et les enfants mais cette information n’est pas encore confirmée.

Devant cette situation d’une violence extrême sur des adultes et des enfants, les responsables politiques ont décidé de trouver une solution : « humaniser les centres fermés ».
L’idée est d’engager des professeurs, puéricultrices et du personnel qualifié pour assurer le minimum d’encadrement et respecter les règles de base légale. Mais surtout pas les libérer  !!

Nous pouvons voir que dans les deux cas cités — les méthodes d’expulsions suite à la mort de Semira Adamu et les réponses du gouvernement suite aux condamnation internationales sur les centres fermés — la réponse est la même : « HUMANISATION ».

La réalité dépasse les symbolismes et les rêves de régularisation.

Si nous nous en tenons a ces 3 points généraux, nous pouvons donc conclure que la tendance majoritaire régresse d’un point de vue du respect des droits fondamentaux et du respect de l’être humain. Nous ne constatons aucune avance favorable pour les étrangers qui sont venus se réfugier en Belgique. Au contraire, l’augmentation des mesures répressives, telles les centres fermés et les expulsions, sont en augmentation. L’Office des Etrangers et le gouvernement en tire même de la fierté d’être toujours plus efficace. On améliore, avec toujours plus de moyens matériels et technologiques.
La réforme de la procédure d’asile de 2006 n’a fait que durcir encore plus les conditions d’accès au permis de séjourner en Belgique.

Dès lors, nous ne pouvons que nous demander quelles seront les solutions de fond que le prochain gouvernement trouvera pour régler les problèmes des 150.000 sans papiers vivant en Belgique ?

Nous pourrions même avancer jusqu’à dire que, même si une régularisation est mise en place à l’automne, elle ne changera pas l’orientation politique. Elle sera plutôt un élément supplémentaire pour renforcer encore davantage les pratiques de violation des droits des plus faibles et jusque dans leur intégrité corporelle et psychologique.

Une régularisation s’impose pourtant. Mais à elle seule elle restera totalement insuffisante. Elle doit s’accompagner d’un changement décisif de la politique d’immigration afin de ne pas continuer à générer l’exclusion, l’illégalité, l’exploitation et le viol quotidien des droits fondamentaux par notre pays.

Oscar Flores

avec la collaboration de Broc et Ginou

Posté par oscarflores à 10:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]

04 août 2007

Galeano

Eduardo Galeano te lo explica (10 minutos)

foto_t31v01

http://www.venezuelaenvideos.com/pt31v01.htm

Posté par oscarflores à 12:23 - Commentaires [1] - Permalien [#]

28 juillet 2007

Angelica et sa maman

Un délit de « sale gueule » Dénonciation fallacieuse et xénophobe pour Angelica et sa maman

Angelica dénoncée par un raciste

Une dénonciation raciste est à l'origine de l'incarcération de la petite Équatorienne au centre fermé 127 bis. Son expulsion ainsi que celle de sa maman sont prévues lundi soir. Deux rapports psychologiques font état de l'extrême détresse d'Angelica.
Les plus :
l'édito de Marc Metdepenningen, le portfolio.

L'incarcération au centre pour illégaux 127 bis de la fillette équatorienne de 11 ans, Angelica Cajamarca, et de sa maman ne résulte ni d'une « rafle » commanditée par l'Office des étrangers ni d'une action proactive de la police de Dilbeek qui les a arrêtées le 30 juin dernier à un arrêt de bus. Elle est la conséquence d'une dénonciation raciste opérée auprès de sa police locale par un habitant de Dilbeek, qui a cru utile de dénoncer auprès des forces de l'ordre la présence dans sa rue de « deux Gitanes », soupçonnées, du fait de la couleur de leur peau, d'être des « voleuses » ! Un délit de « sale gueule » Sans cette dénonciation fallacieuse et xénophobe, Angelica et sa maman seraient toujours dans leur appartement de Saint-Josse, coulant des jours paisibles dans l'attente d'une rentrée scolaire que la fillette (Le Soir d'hier) attendait avec impatience.

Vendredi, le délégué général aux droits de l'enfant, Claude Lelièvre, accompagné d'une juriste et d'une infirmière, se sont présentés aux portes du centre 127 bis. En compagnie de parlementaires (les CDH Benoît Dreze et Anne Delvaux, l'Écolo Carine Russo et la socialiste Julie Fiszman), il a pu découvrir des locaux délabrés, remplis de graffitis, « sentant l'urine ».

Incompatibles avec l'hébergement de mineurs, 13 actuellement enfermés à Steenokkerzeel. Ana et Angelica, nous ont-ils tous confirmé, n'ont pas arrêté de pleurer. La fillette est dans un état de délabrement psychique tel qu'elle en ressent des atteintes physiques : cauchemars, constipation, spasmes. Cet état est confirmé par deux rapports psychologiques que nous avons pu nous procurer. Le premier, dressé par le psychologue Arranz conclut ainsi : « J'ai constaté qu'Angelica souffre d'un grand malaise. Elle ne veut pas quitter la Belgique, ni abandonner son entourage parce que c'est la vie qu'elle connaît. Elle montre des symptômes de dépression, de grande tristesse, d'anxiété. Elle pleure et fait des cauchemars lorsqu'on évoque son retour.

Dans la mesure du possible, je conseille qu'Angelica retourne à la situation antérieure à son arrestation, qu'elle puisse évoluer d'une manière stable et heureuse pour lui éviter une grande souffrance. Je recommande aussi un traitement psychologique pour surmonter le stress que cette situation a provoqué ».

Le deuxième rapport, établi par la psychologue Dominique Wathelet de l'Equipe locale d'interventions psychologiques et sociales est tout aussi alarmant : « Angelica pleure durant l'entretien. Elle évoque des difficultés à respirer produites par l'anxiété importante de la situation vécue depuis le 30 juin 2007. Elle a peur, ne souhaite pas retourner dans son pays, l'Équateur, car cela l'éloignerait de son père qui habite en Belgique. Elle présente une constipation réactionnelle, des perturbations du sommeil avec des cauchemars dont la thématique touche au souvenir de l'arrestation et à l'anticipation très négative du retour au pays. Elle se plaint de maux de tête, de vertiges, de sensations d'étouffement. Angelica vit sa situation de manière dégradante, injuste voire à certains moments révoltante. Elle exprime qu'elle reste fréquemment dans la chambre qu'elle occupe en compagnie de sa mère et d'une autre femme ».

Conclusion du rapport : « Angelica présente un état de stress aigu réactionnel à son arrestation, sa garde à vue et sa détention en centre fermé. Le risque d'une évolution vers un état de stress post-traumatique n'est pas à exclure du fait de la présence de facteurs péjoratifs, à savoir l'intentionnalité humaine dans l'évènement, l'âge d'Angelica, la durée prolongée de l'évènement stressant. Nous pensons que la réduction de la période de détention ou la sortie du centre fermé est de nature à réduire l'impact traumatique de la situation. »

Vers 17 heures, Angelica est apparue derrière l'un des murs d'enceinte du centre 127 bis. On l'a vu sourire, comme n'importe quelle petite fille. À l'extérieur, les parlementaires, comme les journalistes, n'avaient pas envie de sourire en la voyant regagner les murs de la prison où l'a conduite un délateur de Dilbeek.


Posté par oscarflores à 10:07 - Commentaires [1] - Permalien [#]

23 juillet 2007

El manifiesto comunista ...

Ahora en video. Una innovadora forma de difundirlo a las nuevas generaciones!!!

El manifiesto comunista...

Ver aqui ; http://www.rebelion.org/noticia.php?id=53605

Publicado por Marx y Engels en 1848 contiene ideas, principios y una interpretación de la historia, que unida al método de acción que proponen los autores, constituye la forma ideológica de un nuevo orden social. Esta transformación social aparece determinada por factores de su estructura económica, donde se desenvuelven las fuerzas de producción, el antagonismo de las clases sociales y el orden de sucesión de sistemas económicos. Los autores prueban su tesis por medio de importantes conclusiones a las cuales llegan por medio de su estudio:

*La historia de toda sociedad es la historia de la lucha de clases que solo concluirá con la transformación revolucionaria de la sociedad o por la destrucción común de las clases en lucha. *La sociedad burguesa ha creado la clase que que habrá de modificarla: el proletariado, éste no puede librarse de su dominio económico sino mediante la destrucción del régimen capitalista e imponiendo las condiciones sociales de producción. *La lucha del proletariado contra la burguesía primero asume límites nacionales, para luego llegar a límites internacionales. *El proletariado debe organizarse en "partido de clase" para conquistar el poder político de cada nación y concentrar en las manos del estado los instrumentos de producción.

Posté par oscarflores à 13:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]